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DES QUESTIONS QUE VOS PATIENTS SE POSENT SUR LA VACCINATION

Pourquoi ne pas attendre que mon bébé soit plus âgé avant de le faire vacciner ?


“Pourquoi ne pas attendre que mon bébé soit plus âgé avant de le faire vacciner ?
1

  • C’est au cours des 2 premières années de vie qu’un enfant est le plus vulnérable aux 13 maladies évitables par la vaccination.
  • Ainsi, si un enfant présente une maladie comme la rougeole, la coqueluche ou une méningite avant ses deux ans, il a plus de risque d’être gravement malade, de garder des séquelles et même de mourir, ou même de rester fatigué plus longtemps et d’être plus vulnérable aux autres infections.
  • C’est pour renforcer le système immunitaire encore trop fragile du nourrisson et lui permettre de lutter efficacement contre ces maladies que la vaccination doit débuter dès qu’il est âgé de deux mois.

Avec autant de vaccins, ne sollicite-t-on pas trop le système immunitaire ? 1

NON

  • Le système immunitaire est capable de faire face à beaucoup d’attaques en même temps. Il est fait pour se défendre contre énormément de microbes.
  • Se faire vacciner ne change rien à sa force et ses capacités.
    • Notre corps peut répondre en même temps à un million d’antigènes différents (virus, parasites, mais aussi poussières, protéines alimentaires, etc.).
    • Or si l’on considère la totalité des vaccins figurant dans le calendrier des vaccinations, on ne dénombre que 138 antigènes. C’est comme une goutte d’eau dans l’océan pour le système immunitaire.
Avec autant de vaccins, ne sollicite-t-on pas trop le système immunitaire ?
Ne vaut-il pas mieux s’immuniser naturellement par la maladie que par les vaccins ?

Ne vaut-il pas mieux s’immuniser naturellement par la maladie que par les vaccins ? 1

  • Les vaccins stimulent le système immunitaire et entraînent une réponse immunitaire semblable à celle produite par l’infection naturelle, mais ils ne provoquent pas la maladie.
    • Ils ne font donc pas courir à la personne vaccinée le risque d’une maladie qui peut se compliquer.
  • En effet, une maladie peut laisser de graves séquelles, par exemple :
    • une encéphalite dans le cas de la rougeole ;
    • des malformations congénitales dans le cas de la rubéole ;
    • un cancer du foie dans le cas du virus de l’hépatite B…

La vaccination comporte-t-elle des risques ? 2

  • Les vaccins sont parmi les « outils » les plus sûrs de la médecine moderne et l’une des mesures de prévention les plus efficaces.
  • Si le risque zéro n’existe pas, les effets secondaires graves sont rares.
  • Les risques des maladies évitables grâce à la vaccination sont beaucoup plus grands que les risques d’une réaction indésirable suite à une vaccination.
  • En France, les vaccins, comme tout médicament, doivent répondre à des exigences de qualité, d’efficacité et de sécurité avant de pouvoir être enregistrés et mis sur le marché.
  • Enfin, les effets indésirables graves ou inattendus des vaccins sont étroitement surveillés.
La vaccination comporte-t-elle des risques ?
À quoi servent les adjuvants ?

“À quoi servent les adjuvants ?”

  • Les adjuvants permettent de stimuler la réponse immunitaire induite par le vaccin et donc d’en renforcer son efficacité. 1
  • L’aluminium est utilisé dans de nombreux vaccins dans tous les pays du monde depuis près de 90 ans. 1
  • Après l’injection, des traces d’aluminium peuvent rester autour du point d’injection pendant plusieurs années, sans danger pour la santé. 3
    • Aucune donnée ne permet de remettre en cause la sécurité des vaccins contenant de l’aluminium. 1
  • 11/07/2013, Rapport du Haut Conseil de Santé Publique sur aluminium et vaccins :
    • « les données scientifiques disponibles à ce jour ne permettent pas de remettre en cause la sécurité des vaccins contenant de l’aluminium, au regard de leur balance bénéfices/risques ». 4
  • 14/03/16, Rapport de l’Académie nationale de Pharmacie :
    • « réaffirme avec force que le rapport bénéfice/risque est très en faveur de l’utilisation des adjuvants aluminiques et insiste sur l’apport majeur de la vaccination dans le domaine de la santé publique». 5

“Pourquoi faire vacciner mon enfant contre l’hépatite B dès le plus jeune âge ?”

Pourquoi faire vacciner mon enfant contre l’hépatite B dès le plus jeune âge ?
Puce n°1

En France, on estime qu’il y a 280 000 personnes porteuses chroniques du virus de l’hépatite B et 1 500 personnes en décèdent chaque année. 6

Puce n°2

Plus la maladie est contractée jeune, plus le risque de passage à la chronicité est élevé. 7,8

Risque de faire une hépatite B chronique suite à une hépatite B aiguë
Puce n°3

L’immunité protectrice créée par le vaccin contre l’hépatite B est bien meilleure quand le bébé est vacciné très jeune. Une fois le protocole vaccinal réalisé, en général en trois doses, aucun rappel n’est nécessaire. 8

Puce n°4

Les enquêtes étiologiques retrouvent constamment 30 % de cas à mode de contamination inconnue, notamment chez les enfants ; l’hypothèse d’une contamination par le biais de micro-blessures est le plus souvent avancée. 8

Puce n°5

Il est plus simple de proposer un vaccin à des bébés qu’à des adolescents, pour des raisons d’observance, même si les 13-25 ans, en France, correspondent à la tranche d’âge où la contamination par l’hépatite B est la plus fréquente (risque d’exposition maximal). 8

Quels sont les effets indésirables du vaccin contre l’hépatite B ?

Quels sont les effets indésirables du vaccin contre l’hépatite B ?

  • Depuis 1982, plus de 1 milliard de doses de vaccin contre l’hépatite B ont été administrées dans le monde. 8
  • Les effets indésirables se limitent en général à : douleur, rougeur ou œdème au point d’injection et à une réaction fébrile. Plus rarement peuvent survenir : fatigue, arthralgies, myalgies ou céphalées. Dans de très rares cas, comme pour tous les vaccins, une réaction anaphylactique peut se produire. 3,7
  • Après de nombreuses études, aucun lien n’a été démontré sur le plan scientifique, entre la vaccination contre l’hépatite B et l’apparition de sclérose en plaques (SEP). 3
  • La vaccination des personnes ayant une SEP n’augmente pas le risque de poussées de la maladie et la société d’Hépatologie pédiatrique recommande la vaccination des enfants ayant des neuropathies démyélinisantes. La vaccination peut ainsi être proposée aux personnes atteintes de SEP ou à leur famille, après analyse du bénéfice/risque. 7
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Références

  1. INPES. Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, réaffirme l’importance de la vaccination. 05-06-2015.
    http://inpes.santepubliquefrance.fr (consulté le 4 juillet 2018).
  2. INPES. Planète vaccination. Mars 2015.
    http://inpes.santepubliquefrance.fr (consulté le 4 juillet 2018).
  3. INPES Comprendre la vaccination. 2015.
    http://inpes.santepubliquefrance.fr (consulté le 4 juillet 2018)
  4. Rapport du HCSP sur Aluminium et vaccins. 11/07/13
    http://www.hcsp.fr (consulté le 4 juillet 2018)
  5. Rapport de l’Académie nationale de Pharmacie, « Les adjuvants aluminiques : le point en 2016 ». 14/03/2016.
  6. INPES. Hépatite B Vaccination – Repères pour votre pratique. Février 2014.
    http://inpes.santepubliquefrance.fr (consulté le 4 juillet 2018)
  7. INPES. Questions-réponses sur la vaccination contre l’hépatite B. Mai 2014.
    http://www.inpes.sante.fr (consulté le 4 juillet 2018)
  8. ARS PACA. Vaccination contre l’hépatite B des arguments pour convaincre. Septembre 2012.