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LA GRIPPE SAISONNIÈRE

La grippe saisonnière

La grippe saisonnière est une infection du tractus respiratoire due aux virus du type Influenza. Maladie aiguë très contagieuse, elle évolue sur un mode épidémique. Généralement bénigne chez les personnes jeunes et sans comorbidité, la grippe est à l’origine d’une morbidité et d’une mortalité importantes chez les personnes âgées ou avec facteur de risque 1.

PLUSIEURS VIRUS EN CAUSE 1-3

Les virus grippaux, Myxovirus influenzae, appartiennent à la famille des Orthomyxoviridae.
Il en existe quatre types principaux :

  • Les virus grippaux de type A se subdivisent en sous-types en fonction des associations d’hémagglutinine (HA) et de neuraminidase (NA) – les protéines de surface du virus.
    Les sous-types des virus grippaux A (H1N1) et A (H3N2) circulent actuellement chez l’être humain. Le virus grippal A (H1N1) actuellement circulant est aussi appelé A (H1N1)pdm09 puisqu’il a été à l’origine de la pandémie de 2009. Seuls les virus grippaux de type A sont responsables de pandémies.
  • Les virus de type B sont les plus fréquents, ils sont responsables d’épidémies saisonnières.
    Ils ne sont pas classés en sous-types mais sont divisés en deux principales lignées : B/Yamagata ou B/Victoria.
  • Le virus grippal de type C est détecté rarement et ne cause généralement que des infections bénignes, des symptômes proches du rhume. Il n’est pas source d’épidémie.
  • Le virus grippal de type D touche essentiellement le bétail et n’a pas jusqu’ici provoqué d’infection ni de maladie chez l’Homme.

Structure schématique d’un virus grippal

Zoom sur la rougeole
  • En France, les épidémies surviennent généralement entre décembre et avril et touchent environ 2,5 millions de personnes en moyenne chaque année 4.

    La transmission est directe, interhumaine et se fait essentiellement par voie respiratoire (gouttelettes). La transmission par contact direct (mains) ou indirect (objets contaminés par les sécrétions respiratoires) est aussi possible 1.

    Le virus de la grippe survit 5 :

    • cinq minutes sur la peau ;
    • quelques heures dans les sécrétions séchées ;
    • huit à douze heures sur les mouchoirs, vêtements, papiers, etc.
    • plusieurs jours sur des surfaces inertes (poignées de porte, plans de travail, etc.).

    L’incubation est courte (48 h en moyenne). Un sujet infecté est contagieux 1 jour avant et jusqu’à 6 jours après le début des symptômes 1.

    Schéma statut vaccinal

    Les chiffres de la grippe de l'hiver 2017-2018 4

    Carte des cas de rougeole en France

    L'épidémie de grippe 2017-2018 a été précoce et a duré 4 mois. Atypique, elle a été marquée principalement par la circulation en deux vagues successives des virus A (H1NI)pdm09 et B/Yamagata.
    La couverture vaccinale est toujours insuffisante (45,6 %) chez les personnes ciblées par la vaccination antigrippale.

  • Habituellement, la phase d’invasion est brutale. Elle associe malaise général, frissons intenses, fièvre élevée d’emblée, céphalées et myalgies vives.
    La phase d’état se caractérise par un contraste entre l’intensité des signes généraux et fonctionnels et la pauvreté des signes physiques :

    Les oreillons

    La maladie dure environ une semaine, mais une fatigue est fréquemment ressentie pendant les trois ou quatre semaines suivantes. Une toux sèche peut persister durant deux semaines.

  • Plus de 90 % des décès liés à la grippe surviennent chez des personnes de plus de 65 ans

    La grippe, souvent considérée comme une maladie bénigne, peut être grave voire mortelle en particulier chez les personnes fragiles. Plus de 90 % des décès liés à la grippe surviennent chez des personnes de plus de 65 ans. Les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, les femmes enceintes, les personnes obèses ou les nourrissons sont également considérés comme des populations à risque de complications.

    Les principales complications sont :

    • complications respiratoires basses : pneumonie virale (= grippe maligne), bactérienne secondaire ou mixte, bronchite aiguë, exacerbation de BPCO, décompensation d’asthme ou de mucoviscidose ;
    • complications respiratoires hautes : otite moyenne aiguë, sinusite ; 
    • complications extra-respiratoires : myosite, myocardite, péricardite, encéphalite, polyradiculo-névrite, syndrome de Reye.
  • Le traitement symptomatique


    Le traitement symptomatique
    1,7

    Il est essentiellement antalgique et antipyrétique : paracétamol, acide acétylsalicylique (sauf chez l'enfant), certains AINS. Il est recommandé de n'utiliser qu'un seul médicament à la fois, sans alternance ou association, en particulier chez l'enfant.
    Les mesures associées sont le repos, une bonne hydratation, une alimentation équilibrée, l’adaptation du traitement de fond d’une maladie chronique. Un antitussif peut également être prescrit, en fonction des symptômes.

    Le traitement antiviral


    Le traitement antiviral 8

    Les principaux antiviraux actifs contre Influenza sont l’amantadine et la rimantadine (inhibiteurs M2) et le zanamivir et l’oseltamivir (INA, inhibiteurs de la neuraminidase).
    Le HCSP recommande leur utilisation ciblée selon les modalités suivantes : un traitement curatif chez les personnes symptomatiques jugées à risque de complications, personnes présentant une grippe grave d'emblée ou dont l'état général s'aggrave ou qui justifie une hospitalisation pour grippe.
    L'efficacité du traitement étant corrélée à la précocité de son administration, il doit être initié le plus rapidement possible, sans attendre le résultat du test de confirmation virologique du diagnostic s'il a été réalisé.

  • Hygiène


    Hygiène 1

    Des mesures simples contribuent à limiter la transmission des virus de la grippe de personne à personne :

    • se couvrir la bouche lors d’une toux, puis se laver les mains ;
    • se couvrir le nez lors des éternuements, puis se laver les mains ;
    • se moucher avec des mouchoirs en papier à usage unique jetés dans une poubelle recouverte d’un couvercle, puis se laver les mains ;
    • cracher systématiquement dans un mouchoir en papier à usage unique jeté dans une poubelle recouverte d’un couvercle, puis se laver les mains.
    Chimioprophylaxie en cas de contact étroit avec un cas


    Chimioprophylaxie en cas de contact étroit avec un cas 8

    Le HCSP recommande l'utilisation ciblée des antiviraux selon les modalités suivantes :

    • Un traitement préemptif à dose curative chez les personnes encore asymptomatiques mais jugées à risque très élevé de complications grippales et en contact étroit avec un cas confirmé ou cliniquement typique de grippe.
    • Un traitement prophylactique en post-exposition chez les personnes jugées à risque de complications après un contact étroit datant de moins de 48 heures avec un cas confirmé ou présentant une symptomatologie typique de grippe ou en collectivités de personnes à risque (ex: EHPAD).
    Vaccination


    Vaccination 5,9

    La vaccination contre la grippe est le moyen le plus efficace de protéger les populations les plus vulnérables. En France, elle est recommandée pour :

    • les personnes âgées de 65 ans et plus ;
    • les femmes enceintes, quel que soit le stade de la grossesse ;
    • les personnes âgées de 6 mois et plus atteintes de certaines maladies (cf. Calendrier vaccinal) ;
    • les personnes obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 40 ;
    • les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ainsi que dans un établissement médico-social d’hébergement quel que soit leur âge ;
    • l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ;
    • les professionnels de santé et tout professionnel en contact régulier et prolongé avec les sujets à risque de grippe sévère ;
    • le personnel navigant des bateaux de croisière et des avions et personnel de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs.

    • Elle permet à la fois :
        
    • de réduire le risque d’être contaminé par la grippe ;
    • de réduire le risque de développer des formes graves de la grippe.

    La protection contre la grippe est atteinte dans les deux semaines suivant la vaccination. Le vaccin doit être pratiqué tous les ans, à l’automne (pour la France métropolitaine). Sa composition est actualisée tous les ans en fonction des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et tient compte des virus qui sont le plus susceptibles de circuler pendant l’hiver.

EN SAVOIR PLUS

Références

  1. Chidiac D et al. Grippe saisonnière. In : E. PILLY - Maladies Infectieuses et tropicales. ALINÉA Plus. 2018. 467-73
  2. OMS. Grippe saisonnière. Aide-mémoire N°211. Janvier 2018. www.who.int (consulté le 28/06/2018).
  3. Site de l’Assurance Maladie. Thèmes de santé – Grippe saisonnière (publié le 07/06/2018). www.ameli.fr (consulté le 28/06/2018).
  4. Santé publique France. Bulletin hebdomadaire Grippe du 25 avril 2018. Bilan préliminaire, saison 2017-2018 http://invs.santepubliquefrance.fr (consulté le 28/06/18).
  5. Santé publique France. La grippe saisonnière (mis à jour le 05/01/2018). www.inpes.santepubliquefrance.fr (consulté le 28/06/2018).
  6. Vaccination info service.fr. Grippe (mis à jour le 20/03/2018). www.vaccination-info-service.fr (consulté le 28/06/2018).
  7. VIDAL. Grippe saisonnière (mis à jour le 22/05/2018). www.vidal.fr (consulté le 28/06/2018).
  8. HCSP. Avis relatif à la priorisation de l’utilisation des antiviraux en situation d’épidémie de grippe saisonnière. 3 mars 2015.
  9. Ministère des Solidarités et de la Santé. Calendrier des vaccinations 2018. www.solidarites-sante.gouv.fr (consulté le 28/06/2018).