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ROUGEOLE, OREILLONS, RUBEOLE (R.O.R)

 

  • La rougeole

    La rougeole est une infection virale dont la transmission se fait essentiellement par voie aérienne. Le virus se transmet soit directement auprès d’un malade soit indirectement en raison de la persistance du virus dans l’air ou sur une surface contaminée par des sécrétions naso-pharyngées 1.

    La période d’incubation dure 10 à 12 jours. Après exposition, le délai d’apparition de l’éruption est de 14 jours en moyenne (de 7 à 18 jours). La phase d’invasion dure 2 à 4 jours et se manifeste par l’apparition d’une fièvre à 38,5°C, d’un catarrhe oculo-respiratoire (toux, rhinite, conjonctivite) accompagné d’un malaise général avec asthénie. Le signe de Koplik, pathognomonique, est inconstant. L'éruption maculo-papuleuse dure 5-6 jours. La phase de contagiosité démarre la veille de l’apparition des prodromes et s’étend jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption 1.

    Les formes compliquées sont plus fréquentes chez les patients âgés de moins de 1 an et de plus de 20 ans. La première cause de décès est la pneumonie chez l’enfant et l’encéphalite aiguë chez l’adulte 1.

    La rougeole est une maladie hautement contagieuse : le nombre de personnes contaminées par un malade est estimé à 16, conduisant à une valeur du seuil d’immunité de groupe de 94 %. Si l’on prend en compte le fait que l’efficacité du vaccin contre la rougeole n’est pas de 100 %, cela conduit à considérer qu’au moins 95 % de la population doit être vaccinée pour éliminer la rougeole 2.

    Zoom sur la rougeole

    RÉSURGENCE DE LA ROUGEOLE EN FRANCE : UNE SITUATION PRÉOCCUPANTE 3-5

    Entre 2008 et 2018, plus de 24 500 cas de rougeole ont été déclarés en France. Au cours de ces dix années, plus de 1500 de ces cas ont présenté une pneumopathie grave, 38 une complication neurologique (35 encéphalites, 1 myélite, 2 Guillain-Barré) et 20 sont décédés 3.

    En 2018, le nombre de cas de rougeole dans le monde atteint des niveaux préoccupants, en particulier dans dix pays qui représentent plus de 74 % de l’augmentation totale. 

    La France compte parmi ces 10 pays responsables avec une augmentation de 2269 cas entre 2017 et 2018. 4

    La proportion de cas de rougeole chez les personnes non ou insuffisamment vaccinées nées après 1980 reste très importante (87 %) et reflète l’insuffisance de la couverture vaccinale contre la rougeole en France. 5

    On note également une grande hétérogénéité géographique dans la survenue des cas de rougeole en France : 5

    Carte des cas de rougeole en France

    Incidence cumulée et nombre de cas de rougeole déclarés par département entre février 2018 et février 2019

    Source : Santé publique France

  • Les oreillons
    • Les oreillons sont dus à un paramyxovirus, virus à ARN de la famille des Paramyxoviridae.
    • La transmission du virus ourlien se fait par voie aérienne, par inhalation de gouttelettes de salive émises par une personne malade ou par contact direct avec la salive.
    • Le plus souvent bénigne, la maladie peut s’accompagner de complications, dont certaines peuvent nécessiter une hospitalisation.
    • La période d’incubation est en moyenne de 21 jours.
    • La forme clinique la plus fréquente est la tuméfaction douloureuse des glandes salivaires, suivant un épisode de fatigue, de fébricule et de douleurs vagues pharyngées ou rétro-auriculaires. La glande salivaire le plus souvent atteinte est la parotide, de façon bilatérale dans la majorité des cas, parfois associée à une atteinte des glandes sous-maxillaires et/ou sublinguales.
    • Toutefois, les oreillons sont asymptomatiques dans 30 à 40 % des cas. Le sujet infecté, même non symptomatique, est surtout contagieux deux jours avant à quatre jours après l’atteinte parotidienne. En règle générale, la guérison est spontanée en 8 à 10 jours.
    • Les formes compliquées sont de deux types :
      • d’une part, les atteintes neurologiques, essentiellement de type méningite lymphocytaire, les encéphalites ourliennes étant beaucoup plus rares et en général de bon pronostic ;
      • d’autre part, les atteintes de la sphère génitale, survenant après la puberté, de type orchite et/ou épididymite chez l’homme ou ovarite chez la femme.
    Zoom sur oreillons et grossesse

    OREILLONS ET GROSSESSE

    Oreillons et grossesse

    Quand une femme enceinte est infectée, il existe un risque d’avortement spontané si la contamination survient durant le premier trimestre de gestation. Les séquelles définitives sont très rares, essentiellement à type de surdité unilatérale. La stérilité post-oreillons est exceptionnelle.

  • La rubéole
    • La rubéole est une infection virale aiguë contagieuse due au virus de la famille des Togavirus.
    • La rubéole est une maladie généralement bénigne mais l’infection pendant les premiers mois de grossesse peut être responsable de morts fœtales ou de rubéoles congénitales malformatives.
     
    • L’homme est le seul hôte connu. Le virus de la rubéole se transmet par contacts interhumains directs par les sécrétions rhinopharyngées. Il existe une possible transmission indirecte par objets et surfaces fraichement souillés par des secrétions rhino-pharyngées. Les urines infectées peuvent être source de transmission en cas de rubéole congénitale.
    • La période de contagiosité s’étend approximativement de 7 jours avant l’éruption à 14 jours après mais la contagiosité est maximale 5 jours avant – 6 jours après. Les enfants atteints de rubéole congénitale excrètent du virus pendant plusieurs mois.
    • La période d'incubation s’étend de 14 à 23 jours, et dure en moyenne 16 à 18 jours.
    • La rubéole est asymptomatique ou pauci-symptomatique dans environ 50 % des cas. Lorsqu’elle est symptomatique, la maladie débute par une fièvre modérée (38,5 °C) suivie d'une éruption maculeuse ou maculo-papuleuse fugace morbilliforme débutant au visage pour s'étendre en moins de 24 heures au tronc et aux membres supérieurs. Elle disparait sans séquelles au 3ème jour. L'apparition précoce d'adénopathies rétroauriculaires et cervicales postérieures persistantes est assez caractéristique.
    • Les complications sont rares (atteinte articulaire, neurologique, thrombopénie) et la mortalité quasi-nulle. L'immunité résiduelle est définitive.
    Zoom sur la femme enceinte

    DES RISQUES IMPORTANTS CHEZ LA FEMME ENCEINTE 2,8

    Des risques importants chez la femme enceinte

    La gravité de la maladie est liée au passage transplacentaire du virus en cas d’infection d’une femme enceinte pendant les premiers mois de grossesse.

    Le risque de malformations congénitales est très élevé (de 70 à 100 %) quand la primo-infection maternelle survient avant 11 semaines d’aménorrhée (SA) ; il varie de 15 à 80 % entre la 12ème et la 18ème SA pour devenir quasi nul après ce délai.

    Le passage transplacentaire du virus peut être responsable de mort fœtale ou d'une rubéole congénitale.

    L’atteinte au cours de l’embryogenèse se traduit par des malformations du système nerveux central, de l'œil, de l'oreille interne, de l'appareil cardiovasculaire, isolées ou diversement associées. La fœtopathie se caractérise par un retard de croissance intra-utérin souvent associé à une hépatosplénomégalie, un purpura thrombopénique et une anémie hémolytique.

    Les enfants atteints d’un syndrome de rubéole congénitale peuvent présenter une déficience auditive, des malformations oculaires et cardiaques et d’autres maladies (diabète sucré, dysfonctionnement de la thyroïde...).

    L’IMMUNITÉ DE GROUPE POUR PROTÉGER LES FEMMES ENCEINTES 2

    La vaccination contre la rubéole a été dans un premier temps recommandée pour les jeunes filles et les femmes en âge de procréer. Cette stratégie, basée sur la protection directe des seules personnes à risque, a eu un impact limité sur l’incidence de la rubéole malformative congénitale. En effet, les femmes non vaccinées continuaient à être contaminées par les hommes, chez qui le virus circulait de manière intense. Depuis 1983 une stratégie de vaccination de l’ensemble des enfants des deux sexes a été mise en place afin d’éliminer la circulation du virus. La vaccination des garçons vise ainsi à induire une immunité de groupe et à protéger ainsi les femmes enceintes.

    1 seul vaccin pour éliminer 3 maladies 6,9,10

    1 seul vaccin pour éliminer 3 maladies

    À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif contre ces trois maladies. La vaccination permet de s’en prémunir, d’éviter les potentielles complications, de protéger indirectement les nourrissons de moins d’1 an et les personnes qui ne peuvent être vaccinées.

    Pour encourager la vaccination des enfants et le rattrapage de vaccination des adolescents, l’Assurance Maladie prend en charge à 100 % le vaccin jusqu'à 17 ans révolus.

    Cette vaccination (une injection à 12 mois suivie d'une deuxième injection entre 16 et 18 mois) est obligatoire chez l’enfant depuis le 1er janvier 2018.

    Les personnes nées depuis 1980 devraient avoir reçu au total deux doses de vaccin trivalent, en respectant un délai minimal d’un mois entre les deux doses, quels que soient les antécédents vis-à-vis des trois maladies. 

    Prévention 3 points

Références

  1. Santé publique France. La rougeole (mis à jour le 25/03/2015). Disponible sur :   http://invs.santepubliquefrance.fr
  2. Santé publique France. Dossier pédagogique n°2 : Vaccination : la protection    collective www.santepubliquefrance.fr
  3. Santé publique France. Épidémie de rougeole en France. Actualisation des données de surveillance au 20 février 2018 (publié le 21/02/2018). Disponible sur : http://invs.santepubliquefrance.fr
  4. Unicef. Communiqué de presse. La hausse préoccupante des cas de rougeole dans le monde représente une menace croissante pour les enfants. Disponible sur : www.unicef.org (consulté le 18/03/2019)
  5. Santé publique France. Rougeole. Bulletin épidémiologique du 13/02/2019. Disponible sur http://invs.santepubliquefrance.fr/ 
  6. Site de l’Assurance Maladie. Vaccination rougeole-oreillons-rubéole (ROR) (publié le 15/03/2018). Disponible sur : www.ameli.fr
  7. Santé publique France. Les oreillons. Disponible sur : www. invs.santepubliquefrance.fr
  8. Santé publique France. La rubéole (mis à jour le 11/09/2018). Disponible sur :
    www. invs.santepubliquefrance.fr
  9. Ministère des Solidarités et de la Santé. Calendrier vaccinal 2019. Rougeole, oreillons, rubéole.
  10. Santé publique France. Questions-Réponses sur la vaccination rougeole-oreillons-rubéole. Septembre 2017