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Mis à jour le 16/06/2020

CONTINUITÉ

  • Le calendrier vaccinal est-il maintenu en période d’épidémie ? Doit-on prendre des précautions particulières ? [1],[2]

    La HAS (Haute Autorité de Santé), en accord avec sa commission technique des vaccinations, considère primordial le maintien de l’ensemble des vaccinations obligatoires des nourrissons (à 2, 4, 5, 11, 12 et 16-18 mois) dans le contexte de l’épidémie de COVID-19. 

    Cet avis s’appuie d’une part sur les préconisations de l’Organisation Mondiale de la Santé en matière de vaccination pendant la pandémie, d’autre part sur la position exprimée par une majorité de sociétés savantes et organisations professionnelles représentatives de la pédiatrie, concernant les consultations à maintenir durant la pandémie.
    Il en est de même avec toutes les autres vaccinations au-delà de deux ans. 
    La HAS souligne l’importance d’organiser au mieux les consultations vaccinales et de respecter les mesures barrières, afin de protéger les professionnels, les nourrissons et leurs familles, mais aussi d’éviter la transmission de virus sur les lieux de soins (espacement des consultations, accueil de l’enfant avec un seul parent, aération des locaux, renforcement des mesures d’hygiène, etc.).

IMMUNITÉ

  • Y a-t-il des vaccins qui réduisent l’immunité en post-vaccination ? [3],[4],[5],[6]

    Les vaccins n’affaiblissent pas le système immunitaire des nourrissons.
    A l’inverse, la vaccination agit en stimulant l’immunité. En effet, les vaccins interagissent avec le système immunitaire pour produire une réaction similaire à celle induite par l’infection naturelle sans provoquer la maladie ou exposer le sujet vacciné au risque des complications potentielles. De plus, une baisse de l’immunité ne fait pas partie des effets indésirables des vaccins, et les données scientifiques montrent que le fait d’administrer simultanément plusieurs vaccins n’a pas d’impact négatif sur le système immunitaire d’un enfant.

  • Y a-t-il un risque à vacciner avec un vaccin vivant atténué ? [1],[6],[7],[8]

    En période d’épidémie, il est primordial de maintenir l’ensemble des vaccinations obligatoires du nourrisson. Il est donc possible de vacciner avec un vaccin vivant atténué, en dehors des contre-indications habituelles à la vaccination, qui sont notamment :

    • la présence au moment de la vaccination d’une maladie aigüe avec fièvre ;
    • une allergie grave connue à l’un des composants du vaccin ;
    • une réaction allergique grave lors d’une précédente injection du vaccin.

    Cependant, les vaccins vivants atténués comportent un faible risque d’induire une maladie infectieuse vaccinale qui peut exceptionnellement être sévère, en particulier chez les personnes immunodéprimées du fait d’une pathologie ou d’un traitement. De ce fait, ces vaccins sont contre-indiqués chez ces patients.
    Aussi, les vaccins vivants atténués sont déconseillés pendant la grossesse, bien qu’aucune étude n’ait mis en évidence des conséquences pour le fœtus.
    Des réactions générales propres à tous les vaccins peuvent survenir. Il s’agit de fièvre, malaise, myalgies, céphalées, anorexie, asthénie… Ces symptômes sont les témoins de la mise en route de la réponse immunitaire. Dans le cas des vaccins vivants, ils surviennent généralement plusieurs jours après l’injection, au moment de la réplication virale maximale et correspondent à une forme mineure de la maladie. Les enfants/parents doivent être avertis du risque de survenue de ces effets indésirables pour les rassurer.

PRÉVENTION

VACCINATION DES PATIENTS COVID-19

  • Peut-on vacciner un patient (enfant ou adulte) atteint de la COVID-19 ? Quel délai attendre entre la COVID-19 et la vaccination ? [10]

    Le fait d’avoir contracté la maladie, d’avoir eu une PCR ou une sérologie positive ne contre-indique aucune vaccination. Il faut juste attendre la fin de la phase aiguë de la maladie, comme pour toutes les maladies infectieuses.

  • La symptomatologie de la COVID-19 influe-t-elle sur la décision de vaccination ? [11],[12]

    Comme pour tous les cas de maladie aigue ou de fièvre, il faut retarder la vaccination d’une à deux semaines des enfants présentant des symptômes d’une infection des voies respiratoires.
    En effet, il est contre-indiqué de réaliser une vaccination pendant la phase aigüe d’une maladie.
    Ce délai permettra également d’éviter au maximum tout risque de transmission de COVID-19.

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  • La COVID-19 (enfant ou adulte) entraîne t-il une baisse transitoire de l'immunité ? [13],[14]

    Dans les formes graves de la COVID-19, une réponse inadaptée du système immunitaire est rapportée. Un double phénomène est observé : une immunité innée exacerbée et un effondrement de l’immunité adaptative essentiellement des lymphocytes T.
    Dans le cas de COVID-19, l’immunité adaptative apparaît « retardée », elle est absente à la première semaine d’infection, alors que c’est elle qui peut contrôler le virus. Outre ce « retard », dans les cas où l’évolution de la maladie serait défavorable, on constate une diminution de l’intensité de cette réponse adaptative avec une lymphopénie. En effet une des hypothèses justifiant la lymphopénie serait que le virus pourrait endommager directement les organes lymphoïdes.
    De façon concomitante, la réponse innée est amplifiée avec « l’orage » de cytokines et protéines inflammatoires, notamment la CRP, IL-6, IL-1, TNF-alpha et IL-17. Il semble qu’une stimulation très importante des lymphocytes T et leur hyperactivation peuvent aboutir à leur apoptose. Cette mort des LT responsable de la lymphopénie peut expliquer l’absence de contrôle du virus par l’hôte dans les formes sévères de la maladie.
    D’autres mécanismes pourraient être impliqués dans la baisse des lymphocytes T : le virus pourrait directement infecter les lymphocytes, entraînant leur mort cellulaire, en se fixant sur les récepteurs ACE2 exprimés par ces cellules ; le taux élevé d’acide lactique sanguin observé chez les formes sévères pourrait inhiber les prolifération des lymphocytes.
    Enfin, l’intensité de l’orage cytokinique et de la lymphopénie sont corrélées aux lésions pulmonaires, à la détresse respiratoire et constituent des marqueurs de l’évolution péjorative du pronostic.

IMPACT DES RETARDS DE VACCINATION

  • Quels sont les risques d'un retard vaccinal pour un enfant en crèche ? Quels sont les risques pour les autres enfants ? [1],[10],[15],[16],[17]

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    La HAS rappelle que la vaccination s’inscrit dans le suivi normal des nourrissons et qu’un retard dans les vaccinations expose les nourrissons à des conséquences sanitaires graves. Depuis le début du confinement, on déplore une diminution de la vaccination des enfants. En effet, le rapport d’Epi-Phare sur l’usage des médicaments de ville en période de Covid-19 révèle une baisse de 35% des vaccins penta/hexavalents des nourrissons, et une baisse de 43% pour les vaccins ROR.

    Cette baisse de la vaccination pourrait impacter la protection individuelle des nourrissons et induire une diminution de l’immunité collective à la suite du retour des enfants en crèche.
    En effet, toute diminution des couvertures vaccinales, tout retard de vaccination peut se traduire par une augmentation du nombre de cas, des épidémies, des hospitalisations voire des décès, en particulier pour la rougeole, la coqueluche, les infections graves à H. influenzae b, le méningocoque, le pneumocoque.
    Le retour des enfants non à jour de leurs vaccins en collectivités pose donc un problème de santé publique, car le retard d’application du calendrier vaccinal expose, d’une part, chaque nourrisson au risque de contracter ces maladies graves, et d’autre part, l’ensemble de la population infantile au risque de recrudescence épidémique de rougeole et d’infections bactériennes invasives.
    Dans ce contexte, l’Académie nationale de Médecine recommande donc :

    • De reprendre le plus rapidement possible des consultations consacrées aux examens obligatoires avec vaccination des 2 premières années de vie, en respectant les étapes prévues au calendrier vaccinal ;
    • De rattraper au plus tôt les retards de vaccination des nourrissons qui ont été accumulés.
  • Chez un nourrisson n’ayant pas eu ses premiers vaccins, comment s’effectue le rattrapage vaccinal ? [18],[19]

    Il est impératif de proposer un rattrapage vaccinal afin d’assurer une protection optimale.
    Le rattrapage vaccinal doit respecter les obligations vaccinales en vigueur et assurer la réalisation des vaccinations exigibles pour l’entrée ou le maintien en collectivités.
    Pour un nourrisson âgé entre 2 mois et 1 an au moment du rattrapage vaccinal, n’ayant pas reçu ses vaccins à 2 mois, il est important d’initier le plus rapidement possible la première dose du vaccin hexavalent et du vaccin pneumococcique conjugué 13 valent (VPC13). Un intervalle minimal de 2 mois est nécessaire avant la seconde dose du vaccin hexavalent + VPC13.
    Pour un nourrisson âgé de plus de 5 mois, la première dose du vaccin contre le méningocoque C peut être administrée le même jour (lors de la même consultation) que la première dose de vaccin hexavalent et VPC13, sur des sites d’injection différents.
    Pour la dose de rappel, un intervalle minimal de 6 mois est nécessaire entre la dose 2 et 3 du vaccin hexavalent et de 5 à 6 mois pour le VPC13. Concernant le vaccin contre le méningocoque C, un rappel est réalisé à partir de 12 mois avec un intervalle minimal de 6 mois entre la dose 1 et 2.

    Vous pouvez consulter les recommandations de rattrapage vaccinal de la HAS sur le lien suivant : www.has-sante.fr

Références

  1.  Avis n° 2020.0025/AC/SEESP du 1er avril 2020 du collège de la Haute Autorité de santé relatif au maintien de la vaccination des nourrissons dans le contexte de l’épidémie de COVID-19 - Disponible sur www.has-sante.fr - Consulté le 02/06/2020
  2. Infovac. Bulletin N°5, mai 2020. Disponible sur www.infovac.fr - Consulté le 02/06/2020
  3. Infovac. Coqueluche. 12 février 2020 - Disponible sur www.infovac.ch/fr/ - Consulté le 02/06/2020
  4. Inserm. Vaccinations. Séminaires Ketty Schwartz 2014. Disponible sur www.ipubli.inserm.fr/ - Consulté le 02/06/2020
  5. OMS. Vaccination et sécurité des vaccins. 24 mars 2018. Disponible sur www.who.int - Consulté le 02/06/2020
  6. Cohen R. Vié le Sage F. Effets indésirables et réactions secondaires aux vaccins : distinguer le vrai du faux. Réalités Pédiatriques n°227, janvier 2019. 2019 - Disponible sur www.infovac.fr - Consulté le 02/06/2020
  7. Vaccination Info Service. Existe-t-il des contre-indications à la vaccination ? 8 décembre 2017. Disponible sur vaccination-info-service.fr - Consulté le 02/06/2020
  8. Vaccination Info Service. Vaccins vivants atténués. 5 juin 2018 - Disponible sur vaccination-info-service.fr - Consulté le 02/06/2020
  9. HAS. La HAS ne recommande pas de vaccination en urgence contre le pneumocoque. 10 avril 2020 - Disponible sur www.has-sante.fr - Consulté le 02/06/2020
  10. Infovac. Diaporama Spécial Pandémie COVID-19. 1er juin 202 - Disponible sur www.infovac.fr - Consulté le 02/06/2020
  11. Infovac. Contre-indication des vaccins. 4 septembre 2019 - Disponible sur www.infovac.fr - Consulté le 02/06/2020
  12. CHUV. COVID-19 - Pédiatrie - Vaccination et prise en charge des enfants suspects COVID-19. 8 mai 2020 - Disponible sur www.hpci.ch - consulté le 02/06/2020
  13. Cardiologie Pratique. Réponse innée exacerbée et adaptative effondrée : une clé physiopathologique des COVID-19 graves ? 7 avril 2020. Disponible sur www.cardiologie-pratique.com - Consulté le 02/06/2020
  14. Tan L et al. Lymphopenia predicts disease severity of COVID-19: a descriptive and predictive study. Signal Transduction and Targeted Therapy 2020 ;5:33 - Disponible sur www.nature.com - Consulté le 02/06/2020
  15. ANSM - Rapport Epiphare. Usage des médicaments de ville en France durant l’épidémie de Covid-19 – point de situation à fin avril (4 mai 2020) - Disponible sur www.ansm.sante.fr - Consulté le 02/06/2020
  16. Revue du Praticien. Le COVID entraîne une chute de la vaccination des nourrissons. Avril 2020 - Disponible sur www.larevuedupraticien.fr - Consulté le 02/06/2020
  17. Académie Nationale de Médecine. Calendrier vaccinal des nourrissons et COVID-19. Communiqué du 28 avril 2020. Disponible sur www.academie-medecine.fr - Consulté le 02/06/2020
  18. Infovac. Rattrapage des vaccinations chez l’enfant et l’adulte. Disponible sur https://www.infovac.fr - Consulté le 02/06/2020
  19. HAS. Rattrapage vaccinal en population générale. Statut vaccinal inconnu, incomplet ou incomplètement connu. Décembre 2019 - Disponible sur www.has-sante.fr - Consulté le 02/06/2020