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FIÈVRE JAUNE

Fièvre jaune

La fièvre jaune est une arbovirose qui sévit en Afrique subsaharienne (Afrique australe exclue) et en Amérique latine. Elle provoque une infection virale aiguë de gravité variable, allant de la forme non apparente ou fruste à la forme suraiguë rapidement mortelle 1.
Le terme « jaune » fait référence à l’ictère présenté par certains patients
2.
En France, la fièvre jaune fait l'objet d'une déclaration obligatoire. En métropole, aucun cas n'a été déclaré depuis 1978
1.

  • Epidémiologie
    • Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la fièvre jaune est responsable d’environ 200 000 cas par an, dont 30 000 décès dont seule une minorité est notifiée.
  • Transmission
    • Le virus de la fièvre jaune est un arbovirus appartenant au genre Flavivirus. Il est transmis à l’homme par la piqûre de moustiques infectés appartenant aux genres Aedes et Haemagogus. Ces espèces vivent dans des habitats différents, certaines se reproduisent autour des maisons (domestiques), d’autres dans la jungle (sauvages) et d’autres encore dans les deux types d’habitats (semi domestiques).
    • Le Flavivirus infecte également des singes en forêt où persiste un cycle moustique-singe-moustique auquel l’homme peut occasionnellement s’ajouter.
  • Symptômes et traitement
    • Après une incubation d’une semaine, la maladie débute typiquement avec fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête. Elle évoque alors une grippe, une dengue ou un paludisme. Dans les formes graves, au bout de trois jours, une rémission passagère précède l’apparition d’un syndrome hémorragique avec vomissement de sang noirâtre (vomito negro), d’un ictère qui donne son nom à la maladie et de troubles rénaux (albuminurie). La mort survient alors dans 50 à 80 % des cas, après une phase de délire, de convulsions, et un coma.
    • Toutes les formes curables entraînent une immunité à vie.
    • Il n’existe aucun traitement spécifique contre la fièvre jaune. Hormis la prévention par vaccination, les seules armes pour combattre la maladie une fois qu’elle a été contractée sont le repos, la réhydratation et l’administration de médicaments visant à limiter la fièvre, les vomissements et la douleur.
  • Prévention
    • La prévention individuelle passe par la protection individuelle contre les moustiques et par la vaccination.
    • La réglementation internationale impose la vaccination anti-fièvre jaune avant tout premier voyage en zone endémique (un document prouvant la vaccination est demandé à l’entrée des pays endémiques). Une seule injection qui permet la protection à vie est maintenant recommandée.
    • Le Haut Conseil de la santé publique a toutefois prévu des exceptions à cette mesure. Chez le voyageur, une 2ème dose est recommandée avant un nouveau départ en zone d’endémie amarile dans les conditions suivantes :
      • À partir de l’âge de 6 ans pour les personnes ayant été vaccinées avant l’âge de 2 ans.
      • Si la vaccination initiale date de plus de 10 ans, pour :
        • les femmes ayant été vaccinées en cours de grossesse,
        • les personnes vivant avec le VIH et les personnes imunodéprimées vaccinées dans les conditions précisées dans le rapport du HCSP de 2014,
        • les personnes qui se rendent dans un pays où une circulation active du virus est signalée.
    • La vaccination contre la fièvre jaune est la seule vaccination obligatoire pour les voyageurs se rendant en zone endémique intertropicale d’Afrique ou d’Amérique du Sud.
    • La fièvre jaune est actuellement une maladie endémo-épidémique en zone inter-tropicale d’Afrique (90 % des cas rapportés) et d’Amérique (10 % des cas).
    • En Afrique, 508 millions de personnes sont exposées, dans 33 pays. La maladie circule aussi dans 11 pays d'Amérique latine. L'Asie n'est pas touchée par cette maladie, mais est exposée au risque d'introduction car les primates et les moustiques adaptés coexistent dans cette région du monde.
    • Aucun cas importé n'a été déclaré en France métropolitaine depuis 1978. Seule la Guyane, où est présent Aedes aegypti, est située dans une zone amarile.

Zones à risque de transmission de la fièvre jaune et recommandations de vaccination (OMS : Amérique du Sud, 2018 ; Afrique, 2016) 5

Zones à risque de transmission de la fièvre jaune

EN SAVOIR PLUS

  • « Préparer son voyage », site internet de l’Institut Pasteur www.pasteur.fr/

Références

  1. Santé publique France. Guide des vaccinations 2012. http://invs.santepubliquefrance.fr (consulté le 15.05.2018)
  2. Organisation mondiale de la Santé. Fièvre jaune. http://www.who.int/fr (consulté le 15.05.2018)
  3. Institut Pasteur. Fièvre jaune. http://www.pasteur.fr/ (consulté le 15.05.2018)
  4. BEH hors-série - Recommandations sanitaires pour les voyageurs 2018. http://invs.santepubliquefrance.fr/ (consulté le 15.05.2018)
  5. Centers for Disease Control and Prevention. Yellow Fever Maps https://www.cdc.gov (consulté le 15.05.2018)