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MÉNINGITES A, C, W, X ET Y

Méningites A, C, W, X et Y

Le méningocoque est une bactérie commensale du rhinopharynx, exclusivement retrouvée chez l’homme. Parmi les douze sérogroupes de ménigocoque décrits, les souches A, B, C, Y, W et X sont les plus répandues 1,3 et constituent les causes majeures de méningites aiguës 2. Ces infections bactériennes ont un taux de mortalité élevé, à 10 %, et un fort potentiel épidémique 2.

  • Epidémiologie
    • La méningite à méningocoques est observée partout dans le monde, mais c’est dans la ceinture de la méningite, qui s’étend en Afrique subsaharienne du Sénégal à l’ouest jusqu’à l’Éthiopie à l’est, que le fardeau de la maladie est le plus lourd. Pendant la saison sèche, entre décembre et juin, les vents chargés de poussières, les nuits froides et les infections des voies respiratoires supérieures se conjuguent pour endommager la muqueuse rhinopharyngienne, augmentant ainsi le risque de méningococcie. Environ 30 000 cas sont encore signalés chaque année dans cette zone.
    • La maladie peut toucher tout le monde, indifféremment de l’âge, mais elle affecte surtout les nourrissons, les enfants d’âge préscolaire et les jeunes.
  • Transmission
    • La transmission du méningocoque s’opère par voie aérienne, par les sécrétions rhino-pharyngées (gouttelettes de Flügge). Le risque de transmission est fonction de la nature de l’exposition (courte distance, face à face, "baisers profonds"), de la durée.
    • Le méningocoque est un germe très fragile qui ne survit pas dans le milieu extérieur.
    • Le tabagisme, un contact étroit ou prolongé (baiser, éternuement et toux rapprochée, promiscuité avec une personne infectée) favorise la propagation de la maladie. La transmission de Neisseria meningitidis est facilitée lors des rassemblements de masse (comme on a pu le voir en 2015 lors du rassemblement mondial des scouts, le Jamboree Scout Mondial, au Japon).
  • Symptômes
    • La période d’incubation est en moyenne de quatre jours mais elle peut être comprise entre 2 et 10 jours.
    • Les symptômes les plus courants sont une raideur de la nuque, une fièvre élevée, une photophobie, un état confusionnel, des céphalées et des vomissements. Un gonflement de la fontanelle et une diminution du tonus musculaire sont fréquents chez les nourrissons.
    • La méningite à méningocoques est mortelle dans 50 % des cas en l’absence de traitement et peut entraîner des lésions cérébrales, une perte auditive ou un handicap chez 10 à 20 % des survivants. 5 à 10 % des malades décéderont même lorsqu’ un traitement approprié est instauré. Le décès survient en général dans les 24-48 heures qui suivent l'apparition des symptômes.
    • La septicémie méningococcique est une forme plus rare mais plus grave (souvent mortelle) de méningococcie qui se caractérise par une éruption hémorragique et un collapsus circulatoire rapide.
  • Traitement
    • La gravité et le risque d’évolution rapide des infections à méningocoques imposent la mise en place d’un traitement antibiotique le plus rapidement possible. Le traitement s’effectue par voie intraveineuse et est poursuivi habituellement pendant 4-7 jours. Dans les pays industrialisés, on utilise en première intention les céphalosporines de 3ème génération (cefotaxime, ceftriaxone). En Afrique et en Asie du Sud-Est, pour des questions de coût et de modalités d’administration, le chloramphénicol est l’antibiotique utilisé en routine, sous forme injectable.
  • Prévention
    La vaccination contre la méningite à méningocoques est recommandée pour les voyageurs se rendant dans une zone fortement touchée, en particulier « la ceinture de la méningite » en Afrique (en zone de savane et au Sahel, du Sénégal à l’ouest à l’Ethiopie à l’est) ou dans toute autre zone où sévit une épidémie, en cas de résidence ou de séjour en contact étroit avec la population locale.
    Les vaccins recommandés dans ces circonstances sont :
    • pour les nourrissons âgés de 2 à 12 mois, en cas d’épidémie due au méningocoque de sérogroupe C : avec un vaccin méningococcique C conjugué
    • pour les personnes âgées de 6 semaines et plus, avec un vaccin polyosidique conjugué A,C,Y,W
    • pour les personnes se rendant dans une zone fortement touchée pour y exercer une activité dans le secteur de la santé ou auprès de populations réfugiées, avec un vaccin ACYW conjugué.

    La vaccination contre les infections à méningocoque avec un vaccin tétravalent ACYW est obligatoire pour l’obtention des visas pour les personnes effectuant le pèlerinage en Arabie Saoudite.

  • Le sérogroupe A du méningocoque et à un degré moindre le sérogroupe C, sont responsables d’épidémies meurtrières qui sévissent régulièrement en Afrique sahélienne à la saison sèche. Mais d’autres régions du globe peuvent aussi être périodiquement touchées. Ces dernières années, on a vu émerger également le sérogroupe W.

Méningites et septicémies à méningocoque, pays ou territoires à hauts risques 7

Méningites et septicémies à méningocoque, pays ou territoires à hauts risques

EN SAVOIR PLUS

  • « Préparer son voyage », site internet de l’Institut Pasteur www.pasteur.fr/

Références

  1. Santé publique France. Infections invasives à méningocoques. http://invs.santepubliquefrance.fr (consulté le 15.05.2018)
  2. Institut Pasteur. Méningites à méningocoques. http://www.pasteur.fr (consulté le 15.05.2018)
  3. Organisation mondiale de la Santé. Méningite à méningocoques. http://who.int/fr (consulté le 28.11.2018)
  4. Vidal. Enquête sur le foyer de méningites du 23ème Jamborée Scout : le responsable est un méningocoque du sérogroupe W. https://www.vidal.fr (consulté le 15.05.2018)
  5. Vaccination info service. Méningites et septicémies à méningocoque. http://vaccination-info-service.fr (consulté le 15.05.2018)
  6. Institut Pasteur. Vaccins disponibles au centre médical. https://www.pasteur.fr (consulté le 15.05.2018)
  7. Vaccination-info-service.fr. Figure 2. Méningites et septicémies à méningocoques, pays ou territoires à haut risque, en 2014. http://professionnels.vaccination-info-service.fr (consulté le 28.11.2018)