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PALUDISME

Paludisme

Le paludisme est une infection parasitaire, due à quatre espèces de Plasmodium, transmise par la piqûre de moustiques femelles infectées du genre Anophèle 1. On estime qu’il y eu, en 2016, 216 millions de cas de paludisme dans 91 pays. Le paludisme a entraîné 445 000 décès, majoritairement en région Afrique de l’OMS (91 % des décès) 2.

  • Transmission
    • Les agents responsables du paludisme sont les protozoaires du genre Plasmodium. Quatre espèces de Plasmodium (P. falciparum, P. vivax, P. ovale et P. malariae) provoquent la maladie, leur répartition varie selon la zone géographique. P. falciparum est tout particulièrement préoccupant parce qu’il est responsable des formes potentiellement graves voire mortelles.
    • Les moustiques femelles du genre Anophèles sont vecteurs de la transmission du paludisme. Après ingestion du parasite lors d’un repas sanguin sur un sujet humain infecté, le parasite subit un cycle dans l’anophèle qui, après quelques jours, devient capable d’infecter un autre humain lors d’un nouveau repas sanguin à l’occasion d’une piqûre. Toutes les espèces vectrices du paludisme piquent entre le crépuscule et l’aube.
  • Symptômes
    • Le paludisme se déclare dans les 8 à 30 jours suivant la contamination par piqûre de moustique.
    • L’accès palustre simple est la manifestation classique de la maladie. Il se traduit le plus souvent par de la fièvre, un syndrome pseudo-grippal avec des frissons, céphalées, myalgies et fatigue, mais aussi une diarrhée, des vomissements voire une toux. Aucun symptôme n’étant spécifique de la maladie, il faut évoquer ce diagnostic devant toute fièvre survenant chez une personne de retour de zone d’endémie.
    • Ce tableau peut se compliquer :
      • d’un ictère (coloration jaune de la peau et des muqueuses) ;
      • d’une hypoglycémie ;
      • d’une insuffisance rénale ;
      • d’un œdème pulmonaire ou d’une défaillance circulatoire.
    • La gravité toute particulière des infections à P. falciparum s’explique par la capacité des globules rouges infectés par cette espèce à occlure les vaisseaux sanguins du cerveau. Ces troubles de la circulation sanguine cérébrale provoquent un neuropaludisme associant des crises comitiales, des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’à un coma voire la mort. À la différence de P. falciparum, P. vivax, P. ovale et P. malariae peuvent être à l’origine des formes résurgentes de la maladie. Les rechutes peuvent survenir jusqu'à 20 ans après la primo infection surtout pour P. malariae.
    • Le diagnostic repose sur un examen microscopique parasitologique avec goutte épaisse et frottis mince. En urgence, il est possible d’utiliser des tests diagnostiques rapides immunochromatographiques qui doivent faire l’objet d’une confirmation parasitologique. L’évolution des cas de paludisme à P. falciparum étant imprévisible voire parfois fatale, le traitement doit être mis en place en urgence devant toute suspicion de paludisme avant même la confirmation du diagnostic.
  • Prévention
    • La prévention du paludisme doit être systématique. Elle doit faire l’objet avant le départ dans un pays en zone d’endémie d’une consultation, si possible de médecine du voyage. Elle repose sur l’administration sur prescription médicale d’une chimioprophylaxie et l’éviction des piqûres de moustiques.
    • Chimioprophylaxie : Il s’agit de la prise de médicament anti-malarique en vue de prévenir l’infection en cas d’exposition prévue au paludisme. Du fait de l’émergence de profil de résistance non uniforme selon la zone géographique, cette chimioprophylaxie doit être adaptée selon les caractéristiques individuelles du voyageur, la molécule choisie et le pays visité.
    • Eviction des piqûres de moustiques : Il est toujours indispensable de recourir à des mesures d’éviction des piqûres de moustiques notamment entre le crépuscule et l’aube. Il faut alors porter des vêtements longs couvrants, utiliser des répulsifs cutanés (en respectant les contre-indications) sur les parties découvertes du corps, dormir sous moustiquaire imprégnée.
    • Il n’existe pas de moyen de prévention capable d’apporter une protection absolue contre l’infection palustre. Il faut donc nécessairement rester, jusqu’à trois mois après le retour, attentif à l’apparition de fièvre et, le cas-échéant, consulter en urgence et signaler au médecin son séjour en zone impaludée.
    • En 2016, près de la moitié de la population mondiale était exposée au risque de contracter le paludisme. La plupart des cas de paludisme et des décès dus à cette maladie surviennent en Afrique subsaharienne. Toutefois, les régions d’Asie du Sud-Est, des Amériques et de la Méditerranée orientale sont également affectées. En 2016, 91 pays étaient confrontés à une transmission continue du paludisme.
    • L'Afrique supporte une part disproportionnée de la charge mondiale du paludisme. En 2016, 90 % des cas de paludisme et 91 % des décès dus à cette maladie sont survenus dans cette région. 80 % de la charge de morbidité due au paludisme pesaient sur une quinzaine de pays – tous situés en Afrique subsaharienne, sauf l’Inde.

Répartition mondiale du paludisme 4

Répartition mondiale du paludisme
  • Le risque de transmission du paludisme au cours d’un voyage en zone tropicale varie en fonction du continent et des zones visitées, de la saison, de l'altitude, de la durée du séjour et de la nature urbaine ou rurale de l'hébergement.
  • Dans les situations complexes, les centres de conseils aux voyageurs et de vaccination internationaux (CVI) sont des structures de références. Ils peuvent assurer l’information des professionnels de santé et les aider à l’analyse du risque palustre.

EN SAVOIR PLUS

  • « Préparer son voyage », site internet de l’Institut Pasteur www.pasteur.fr/

Références

  1. Santé publique France. Paludisme. http://invs.santepubliquefrance.fr (consulté le 15.05.2018)
  2. Organisation mondiale de la Santé. Paludisme. http://who.int/fr (consulté le 15.05.2018)
  3. BEH Hors-série. Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2019. htttp://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Archives/2019/BEH-hors-serie-Recommandations-sanitaires-pour-les-voyageurs-2019 (consulté le 23 mai 2019).
  4. Centers for Disease Control and Prevention. Malaria. https://www.cdc.gov (consulté le 15.05.2018)